Biographie
Artiste canadienne multidisciplinaire, Stéphanie Morissette est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de la Stamps School of Art & Design de l’Université du Michigan ; d’un baccalauréat en histoire de l’art et en création de l’Université Concordia; d’un DESS en coopération artistique internationale de l’Université Paris 8 et d’un certificat en scénarisation cinématographique de l’UQAM. Elle a participé à plusieurs programmes de résidences internationales en Allemagne, au Canada, en Finlande et en Islande.
Ses oeuvres ont été présentées autant en galerie que lors de festivals en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Canada, en Chine, en Espagne, aux États-Unis, en Finlande, en Islande, en Pologne, en Syrie et en Turquie, par exemple : Burlington City Arts, Vermont, É-U (2025) ; Musée des beaux-arts de Sherbrooke (2025) ; CURRENTS New Media Festival, Santa Fe, Nouveau-Mexique, É-U (2025 ) ; Particle + WAVE, EMMEDIA Festival, Calgary (2025) ; MUTEK, Montréal (2021) ; 22e Rencontres Traverse Vidéo, Toulouse, France (2019) ; Les Rendez-vous du cinéma québécois, Montréal (2018) ; Spartanburg Art Museum, Caroline du Sud, É-U (2018) ; International Symposium of Electronic Art (ISEA), Hong Kong (2016) ; Women Makes Waves Film and Video Festival, à Taiwan (2011) ; ainsi qu’à la 10e Biennale internationale d’art contemporain d’Istanbul (2007).
En 2017, elle a remporté le Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec – OEuvre de l’année en Estrie, pour son exposition L’inquiète forêt. Son oeuvre en réalité virtuelle Méandres été finaliste aux prix Numix – art numérique en 2021. Depuis 2021, elle bénéficie d’un soutien axé sur la collaboration de longue durée avec le Centre Bang à Saguenay.
Stéphanie Morissette aborde les relations conflictuelles entre les humains, la nature et les technologies. Par des gestes minutieux de découpes dans le papier, elle cisèle des oiseaux et des insectes, qu’elle hybride avec des constructions de drones. Elle s’inspire des recherches sur la biologie synthétique, le bio-militaire et sur l’évolution possible d’objets/espèces dans un futur proche et lointain. Elle réalise des sculptures, des installations, des aquarelles et propose, non sans une pointe d’humour noir, des narrations fascinantes et inquiétantes générées par la tension entre le vivant et les objets technologiques. Ses oeuvres se déclinent en série ou sur le mode évolutif, deux aspects importants dans sa démarche. Méandres s’inscrit dans cette lignée.
Méandres propose une incursion à travers les connexions de la matière blanche du cerveau dans une expérience en réalité virtuelle. L’artiste découvre l’imagerie cérébrale lors d’une résidence de travail au sein de la compagnie sherbrookoise Imeka, spécialisée dans ce domaine. L’itération de Méandres présentée ici est la version vidéographique de cette expérience qui se déroule en trois actes : une sonde lumineuse nous invite à observer de loin ce qui ressemble à une planète constituée de filaments ; nous nous transposons ensuite à l’intérieur de l’architecture du cerveau, à la base des tractus corticospinaux, immergés dans l’imagerie de milliards d’axones ; une seconde téléportation nous amène cette fois sur le corps calleux situé entre les deux hémisphères du cerveau. Dans cet espace calme et paisible commence l’interactivité.
Né de la collaboration avec la compagnie en imagerie cérébrale Imeka, le centre en art actuel Sporobole (Sherbrooke) et TOPO – Centre de création numérique (Montréal), le projet a été rendu possible grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Ville de Sherbrooke.