L’exposition d’été, sous le titre Transcriptions, regroupe des œuvres choisies de la Collection d’œuvres d’art de l’Université de Sherbrooke. Les pièces présentées sont un échantillon de corpus de création fabuleux, d’univers d’artistes différents.  

La transcription prend corps dans la superposition de données boursières sur le dos d’une jeune Africaine dans l’impression photographique Lela (2006), de l’artiste québécoise Dominique Blain. L’artiste qualifie sa pratique ainsi : « Les sujets que j’aborde sont le plus souvent universels tout en questionnant notre position et notre rôle en tant que témoins privilégiés. C’est à la jonction de préoccupations esthétiques et socio-politiques que ma démarche d’artiste se situe. »  

À ses côtés, une œuvre concise et intimiste de l’artiste estrienne Monique Voyer, reconnue comme peintre et graveuse. La lithographie Sans titre (1991), travail de composition formelle, s’inscrit comme un geste vif et nuancé, du registre de l’abstraction.   

En contraste, par le format et la forme, en dialogue frontal avec Lela, l’œuvre Orchid, Pacific (2017) de la musicienne et photographe Tess Roby, originaire de Toronto, suspend le temps au bord de l’océan. Entre les deux, les traits précis et fugaces de Sketch for Painting Dimly Lit Ravines (1993), de l’artiste peintre canadienne Wanda Koop. Elle a réalisé cette étude à l’aquarelle pour une série de grands tableaux  

(Paintings for Dimly Lit Rooms / Paintings for Brightly Lit Rooms) dans les années 1990. Artiste prolifique et activiste, Koop est reconnue pour l’innovation dans sa peinture et ses paysages semi-abstraits à la palette de couleurs attractives.  

In Defence of Christianity (1966), gravure sur bois de l’artiste polonais Stefan Mrozewski, dépeint une réalité crue où les corps subissent le champ de bataille, où ce tourment est toujours d’actualité.   

– Myriam Yates, commissaire 

À venir